23 novembre 2010

Contournement autoroutier : "Philippe Madrelle déterre la hache de guerre"

Vous avez pu lire dans ces pages que, dernièrement, le Conseil Général était à la manoeuvre pour faire (re)parler du feu projet de Contournement autoroutier. Ceci n'est en rien dû au hasard (tant déchéances approchent) et la communication sur le sujet fait évidemment partie d'une stratégie savamment orchestrée (visiblement) par son Président ... qui en a remis très logiquement une couche dans le cadre d'une interview dans les colonnes du journal Sud-Ouest vendredi dernier.

Pour clôturer l'entretien, SO pose alors la question : "Quelle est finalement votre position sur le grand contournement autoroutier ?"
Réponse de l'intéressé : "[...] La rocade est en voie de saturation et c'est en outre la plus grande usine à CO2 de toute la France. On n'échappera pas à l'éloignement des infrastructures routières et ferroviaires. Il y a deux illusions à dissiper : d'abord, penser que l'automobile est vouée à la disparition ; ensuite, nier la géographie. Nous sommes sur l'un des deux axes principaux qui conduisent à la péninsule ibérique et l'Afrique du nord. En trente ans, on n'a construit que deux autoroutes sous la responsabilité de deux présidents de région : moi-même pour Bordeaux-Périgueux et Alain Rousset pour Langon-Pau.
Entre les deux, il y a eu des présidents qui n'ont pas fait grand-chose. Mais le grand contournement reviendra forcément parce que cette situation use les nerfs, il n'y a qu'à voir le temps que mettent les gens à circuler. Ce projet va rebondir. Mon idée était bonne et il est juste dommage que le préfet Idrac s'y soit mal pris à l'époque."

Je vous passe une fois de plus la faiblesse des arguments maintes fois soulignée dans ce blog et rappelée dans les posts précédents et, en bon politicien, il reprend une fois de plus à son compte le malheur des utilisateurs de la rocade et annonce comme solution miracle la réalisation de ce projet pourtant bien inutile pour eux ... tout en passant sous silence toute solution alternative malgré les avancées des projets ferroviaires.


les Verts n'ont évidemment pas du tout apprécié ces propos et ont tenu à répondre dans les colonnes du même journal : "[...] Aussi, les Verts considèrent-ils que Philippe Madrelle déterre la hache de guerre en pleine campagne électorale. Au sein de la gauche principalement puisque la droite ne parle plus de grand contournement depuis longtemps. « Même Alain Juppé n'en veut pas », note Pierre Hurmic."

De même un élu Europe Écologie se demande "comment le président du Conseil Général peut faire le grand écart entre de bonnes décisions pour le développement durable (l'Agenda 21 notamment) et souhaiter des aménagements aussi désastreux que ce grand contournement."


Et il n'est pas le seul à le remarquer. On ne compte plus en effet les déclarations dudit Madrelle pour un véritable développement durable et vantant les actions du CG ... ni celles pour mettre en chantier une des plus grandes (et au passage une des plus chères ...) infrastructures autoroutières de France destinées à relancer le trafic poids lourds !!

Mais s'il insiste, peut-être que les Verts ne seront pas les seuls à déterrer la hache de guerre ...

05 octobre 2010

Contournement autoroutier : au PS, la question reste posée.

Certains ont peut-être vu passer l'article du SO du 28 Août au sujet des débats internes au PS sur la question du contournement autoroutier et se sont étonné de ne pas le voir évoqué dans ce blog.
En fait, la question de la médiatisation d'un retour de la question du CAB est souvent évoquée par les opposants au projet. En effet, le projet étant officiellement abandonné, parler des actions de lobbying (qui existent toujours) des uns et des autres (Conseil Général, Région, CUB, professionels du BTP, concessionnaires, CCI etc) pourrait médiatiser leurs actions et inciter au retour d'un débat pourtant caduc.
Cela étant, et après réflexion, cet article plutôt bien fait peut être pris non pas comme un retour de projet mais plutôt comme une piqûre de rappel : il faut rester prêt à se remobiliser ... et reboubler de vigilance à chaque échéance électorale.

Il ne vous aura évidemment pas échappé que 2012 arrive à grands pas et, par voie de conséquence, chacun va être amené à se (re)positionner sur certaines questions locales majeures. Le CAB en fait naturellement partie.

L'article nous explique donc ce que beaucoup d'entre nous savent : le PS n'a toujours pas de position officielle sur l'ex-projet et, lors de "rencontres d'été" tenues à St-Cier-sur-Gironde, plusieurs camps se sont démarqués à cette occasion :
- les élus des grandes communes de la CUB comme Alain Anzianni (sénateur-maire de Mérignac) ou Gilles Savary (élu de Talence, fortement impliqué dans le SCOT, mais également successeur annoncé au Conseil Général de Ph Madrelle, Président actuel et dinosaure pro-CAB assumé) pour qui le projet est "inéluctable". Je vous passe les classiques arguments discutables et passéistes tant ils ont été évoqués et démontés dans les publications de ce blog ...
- le "pôle écologique du PS" (minoritaire mais aux onze parlementaires) qui "condamne sans hésiter un projet hérité d'une époque qui ne s'intéressait ni aux émissions de gaz à effet de serre, ni à la perte de terres agricoles et forestières, ni à un étalement urbain que la super-rocade relancerait à coup sûr" (SO) et qui conclue très justement que "certains sont nostalgiques d'un temps où le contournement aurait pu se faire et ne parviennent pas à faire leur deuil. [...] C'est un débat dépassé, il faut tourner cette page et réfléchir à d'autres alternatives"
- les représentants d'Europe Ecologie pour qui le sujet est une incitation à déterrer la hache de guerre dans la perspective d'accords pour les présidentielles.

Au final, rien de réellement nouveau ... mais des positions toujours bonnes à être rappelées.

Il paraît évident que ce clivage va agir comme "marqueur" politique dans les mois à venir, et la séquence médiatique pré-électorale va faire remonter le sujet à la surface ... et pourquoi pas être repris par les instances nationales du parti. Il faudra donc savoir qui pense quoi et les prendre dans leurs propres contradictions.
Pour conclure, on peut résumer le dilemme politique des pro-CAB dans la prase tenu par M Anziani parlant de l'engorgement "on voit la difficulté, on ne voit pas les solutions" (sauf la sienne !) : ce message, visiblement destinés à ses électeurs, ne s'inscrit naturellement que dans le court terme ... dans la plus grande tradition électoraliste !

08 mai 2010

Le contournement réabordé au Conseil Général.

Malgré l'abandon du projet de contournement autoroutier exprimé très clairement et très officiellement par lePréfet de Région (voir article précédent), le sujet a semblé ressortir du néant lors d'une réunion du sysdau qui s'est récemment tenue dans les murs du Conseil Général de la Gironde et dont l'objectif était d'aborder les derniers travaux du SCOT (schéma de COhérence Territoriale).
Le journal Sud-Ouest nous gratifie d'un titre très accrocheur ("Le grand contournement fait toujours parler de lui") mais qui, au final, apporte plusieurs points très intéressants :
- la Direction Générale de l'Equipement (DRE) persiste et signe : "si on ne s'attaque qu'au transit, on ne règle pas le problème de la congestion et de la pollution". Elle redit donc ce qu'elle a toujours dit : ce projet ne résoudra en rien les problèmes de congestion aux heures de pointe essentiellement dus au trafic interurbain de l'agglomération
- les chiffres concernant les flux de véhicules sont conforme à ceux que nous avions toujours avancés : les poids lourds en transit ne représentent aujourd'hui qu'à peine 4% des flux sur l'agglomération bordelaise. Qui peut donc faire croire que ces camions en moins résoudrons quoi que ce soit, d'autant plus que ces flux de PL en transit ne se concentrent pas sur les heures de pointe, mais sur toute la journée !

La conclusion de l'article est donc nette et sans appel : "il faut developper le fret ferroviaire" et d'ajouter les bonnes questions à se poser sur son tracé et son financement ... et l'urgence de sa réalisation.

Cela étant, quand je discute avec l'usager en colère, l'idée d'un contournement autoroutier est toujours avancée d'emblée comme LA solution à tous les problèmes. Les mensonges des grands promoteurs du projet (Région, Conseil Général, CCI pour les plus actifs d'alors) ont visiblement marqué les esprits ...
Il est donc à mon sens ici utile de faire un bref rappel des principaux arguments contre ce projet simpliste et inutile ... et très justement abandonné par l'Etat :

- un CGAB ne désengorgera PAS la rocade car les problèmes proviennent exclusivement du trafic interurbain (=Direction Générale de l'Equipement qui a mené les études d'impact)
- un CGAB jouera comme un "aspirateur à camions" : plus d'infrastructures = plus de trafic = fuite en avant sans fin. Pourtant, les camions concernés ne représentent aujourd'hui qu'une très faible part du trafic local (moins de 5%) : Pousser à leur croissance créerai des problèmes qui n'existent pas aujourd'hui !
- un GCAB aggravera les émissions polluantes en augmentant le trafic nord-sud PL et sans résoudre l'engorgement VL ... dont la quantité ne cesse de croître
- un CGAB est un projet hors de prix (en millards d'euros) dont la rentabilité est vouée à l'échec => qui va payer ? qui assumera la responsabilité de l'échec financier ? ... les collectivités traversées bien sûr, donc la fiscalité locale déjà croissante !
- un CGAB contribuera au bétonnage de l'environnement et nécessitera des matériaux sans commune mesure avec les ressources disponibles : il faudra importer (par camion bien sûr) des millions de tonnes de granulat, dont le prix va naturellement exploser ... pour tout le monde ... et pour rien !
- il détruira des zones humides essentielles à l'absorption des eaux (pluies et fleuve) au mépris des risques innondation !
- etc !


Et, pour finir, un dernier "argument" récemment invoqué (comme pour justifier l'inutile) au sujet de la crise et l'emploi mérite d'être contredit : il faut bien retenir qu'apporter de l'activité aux acteurs des travaux publics est certes louable en tant de crise, mais seul l'intérêt réel doit guider l'action, pas le chiffre d’affaires additionnel ...

Une thématique bien française n'est-il pas ?

24 janvier 2010

Le nouveau Préfet s'exprime (enfin) sur le contournement !

Six mois après sa prise de fonction, le nouveau Préfet Dominique Schmitt (replaçant du désormais célèbre Préfet Idrac ....) a été invité le 17 octobre 2009 à s'exprimer dans l'émission "la voix est libre" (France3 Aquitaine) sur différents dossiers importants pour la Région.
Deux grands thèmes ont retenu toute notre attention : la LGV et le CAB.

Pour le préfet, la LGV est une "priorité absolue" et les 430 km de voies Aquitaines doivent trouver leur fuseau (la fameuse bande de 1000 m...) fin 2009 pour une Déclaration d'Utilité Publique pour 2012. Il a insisté sur le fait que le Grenelle de l'Environnement était axé sur le développement du ferroviaire : Trains à Grande Vitesse, TER et fret.

Concernant le contournement, à la question du journaliste de la chaîne qui lui exposait que les "acteurs économiques" (sic) voulaient ressortir le projet pour sauver la "métropole paralysée", le Préfet répond sans hésiter la chose suivante :
"Très clairement, ce dossier ne ressortira pas. La décision a été prise. Il n'est pas question de la remettre en cause."
C'est effectivement on ne peut plus clair. Et d'ajouter qu'il fallait aujourd'hui "raisonner à 20 ans" et que le priorité était le développement des transports en commun sur Bordeaux (TGV, tramway et tram-train) et que l'Etat serait prêt à aider financièrement pour ces projets. A suivre ...

Donc, a priori, la vie est belle. Fini le contournement, place au tram-train et la LGV permettrait d'offrir une solution pour le fret routier longue distance (axe Nord-Sud).
La suite de l'interview est apparue cependant moins claire...

En effet, la question financière est rapidement apparue dans le discours comme un éléments limitant pour les investissements structurants de la Région et qu'il était impossible de développer le routier et le ferroviaire en même temps. Ce serait donc également une affaire de gros sous ? (Au passage, vous remarquerez que le projet de contournement nous était depuis toujours vendu comme étant sans appel aux deniers publics ...)
"On est obligé d'arrêter les réalisations routières" tout en faisant remarquer que l'Etat était déjà suffisament intervenu dans le domaine avec 1 milliard d'euros pour la rocade et un autre pour l'A65, sans compter l'A63. Et de conclure qu'il est "impossible de dégager plus de financements dans l'immédiat si on veut financer le train". Vous apprécierez le "dans l'immédiat" ...
Comme quoi, mieux vaut rester attentif et vigilant sur le sujet !

Sur la fin, le Préfet le rattrappe (à mon sens, il a senti que la question financière ne faisait pas trop Grenelle) et à la question "Et l'encombrement de la rocade ?" (Ah ! ces journalistes ...), la réponse fuse en direction du tram-train et du Grenelle qui doit tout faire pour "limiter les déplacements individuels". Pour le Préfet, "c'est la priorité pour gagner le pari du développement durable".

Ce n'est pas nous qui lui diront le contraire !!
Donc, du très bon, du "à surveiller", mais globalement du bien mieux que le désormais retraité (et non regretté) francis Idrac.

19 octobre 2009

Le nouveau Préfet s'exprime (enfin) sur le Contournement.

Six mois après sa prise de fonction, le nouveau Préfet Dominique Schmitt (replaçant du désormais célèbre Préfet Idrac ....) a été invité ce 17 octobre à s'exprimer dans l'émission "la voix est libre" (France3 Aquitaine) sur différents dossiers importants pour la Région.
Deux grands thèmes ont retenu toute notre attention : la LGV et le CAB.

Pour le préfet, la LGV est une "priorité absolue" et les 430 km de voies Aquitaines doivent trouver leur fuseau (la fameuse bande de 1000 m...) fin 2009 pour une Déclaration d'Utilité Publique pour 2012. Il a insisté sur le fait que le Grenelle de l'Environnement était axé sur le développement du ferroviaire : Trains à Grande Vitesse, TER et fret.

Concernant le contournement, à la question du journaliste de la chaîne qui lui exposait que les "acteurs économiques" (sic) voulaient ressortir le projet pour sauver la "métropole paralysée", le Préfet répond sans hésiter la chose suivante :
"Très clairement, ce dossier ne ressortira pas. La décision a été prise. Il n'est pas question de la remettre en cause."
C'est effectivement on ne peut plus clair. Et d'ajouter qu'il fallait aujourd'hui "raisonner à 20 ans" et que le priorité était le développement des transports en commun sur Bordeaux (TGV, tramway et tram-train) et que l'Etat serait prêt à aider financièrement pour ces projets. A suivre ...

Donc, a priori, la vie est belle. Fini le contournement, place au tram-train et la LGV permettrait d'offrir une solution pour le fret routier longue distance (axe Nord-Sud).
La suite de l'interview est apparue cependant moins claire...

En effet, la question financière est rapidement apparue dans le discours comme un éléments limitant pour les investissements structurants de la Région et qu'il était impossible de développer le routier et le ferroviaire en même temps. Ce serait donc également une affaire de gros sous ? (Au passage, vous remarquerez que le projet de contournement nous était depuis toujours vendu comme étant sans appel aux deniers publics ...)
"On est obligé d'arrêter les réalisations routières" tout en faisant remarquer que l'Etat était déjà suffisament intervenu dans le domaine avec 1 milliard d'euros pour la rocade et un autre pour l'A65, sans compter l'A63. Et de conclure qu'il est "impossible de dégager plus de financements dans l'immédiat si on veut financer le train". Vous apprécierez le "dans l'immédiat" ...
Comme quoi, mieux vaut rester attentif et vigilant sur le sujet !

Sur la fin, le Préfet le rattrappe (à mon sens, il a senti que la question financière ne faisait pas trop Grenelle) et à la question "Et l'encombrement de la rocade ?" (Ah ! ces journalistes ...), la réponse fuse en direction du tram-train et du Grenelle qui doit tout faire pour "limiter les déplacements individuels". Pour le Préfet, "c'est la priorité pour gagner le pari du développement durable".

Ce n'est pas nous qui lui diront le contraire !!
Donc, du très bon, du "à surveiller", mais globalement du bien mieux que le désormais retraité (et non regretté) francis Idrac.

30 juin 2009

Appel aux dons : les opposants ont besoin de vous !

La longue procédure juridique qui s'est engagée depuis trois ans maintenant n'est pas terminée et un appel aux dons s'avère aujourd'hui essentiel à la poursuite des procédures au sujet du contournement autoroutier de Bordeaux..

Petit rappel :
  • Mars 2004, la décision de réaliser un contournement autoroutier à l'ouest de Bordeaux est prise, en plein débat public sur le projet, suite à la décision d'un comité interministériel (CIADT).
  • Septembre 2006, les collectifs et associations opposés au projet attaquent le contournement sur le terrain juridique
  • Mars 2007, le TA de bordeaux statue en faveur des collectifs et associations parties prenantes et invalide la procédure de Débat Public concernant le projet de contournement (voir article ... et réactions, ce qui est vu d'aujourd'hui toujours très instructif ...)
  • Avril 2007, l'Etat interjette appel (voir article) devant la Cour Administrative d'Appel afin d'éviter tout risque de jurisprudence ...
  • Décembre 2008, suivant les recommandations du commissaire du gouvernement (voir article), la CAA contredit la décision du TA : Pour elle, la procédure et le débat public ont été réalisés "conformément aux exigences" de la loi (voir article). Pour les magistrats, le CIADT n'a pas pris de "décision", il donnait seulement son avis ...

Suite à cela, les associations ont unanimement pris la décision de poursuivre le combat juridique jusqu'au Conseil d'Etat, qui sera saisi pour "juger le droit", c'est-à-dire voir si la CAA a correctement appliqué les textes et réglements en vigueur. En effet, si le projet est aujourd'hui abandonné (encore que, vu le lobbying fait en ce moment même en coulisses, il ne faut pas trop rêver : le projet reviendra ...), il faut impérativement créer une véritable jurisprudence sur ce dossier : tout projet d'importance (et donc le contournement en fera partie s'il revient) doit pouvoir associer les populations et leur laisser la possibilité de s'exprimer, de pouvoir montrer les failles éventuelles du dossier et pousser à son abandon si cela apparaît nécessaire, et ce sans subir de décisions péremptoires d'un ministère !

Cette procédure en conseil d'Etat coûte cependant cher et, à la différence du ministère, les moyens financiers des associations sont limités. Aussi, est-il demandé à tous ceux qui se sentent concernés par cette question, fondamentale pour la démocratie et l'avenir des générations futures, de participer financièrement selon leur moyen à la poursuite du combat judiciaire.

Il n'y a pas de montant minimum demandé et il est même possible de bénéficier de déductions fiscales. De plus, tout a été prévu pour assurer la transparence et la bonne utilisation des dons que vous enverrez.

Pour envoyer vos dons, téléchargez la note explicative disponible sur ce lien.

Pour toute demande d'explications complémentaires, vous pouvez adresser vos questions à valf1@hotmail.fr


Merci pour votre soutien !

19 mai 2009

Le Préfet Idrac nous quitte et regrette l'échec du CAB.

Enfin ! Ca y est : Le Préfet Idrac fait ses valises ! Par décret en date du 29 avril 2009, M. Idrac, déjà préfet hors classe, est nommé inspecteur général en service extraordinaire auprès de l'inspection générale des finances. Une belle nomination-promotion rendue possible sans passer par la voie habituelle des concours et ce pour pour cinq maximum ... histoire d'attendre la retraite !

Mais ce préfet restera dans les annales. En effet, un Préfet est normalement le représentant de l'ensemble des ministres du gouvernementdans sa Région et doit relayer la politique de l'Etat sur les grands projet, dont ceux de l'aménagement du territoire. Or, sur le dossier du contournement, il n'a cessé d'y mettre sa "touche personnelle", quitte à faire remonter des arguments fallacieux afin de tenter une justification au projet.

Depuis le début, au côté des certains grands élus, jamais il n'a cessé de pousser à la réalisation du projet, et ce contre vents et marées. Quitte à raconter n'importe quoi, et même de tenter des sorties peu amènes à l'encontre des opposants au projet, espérant ainsi dénigrer leur action tout en créant un écran de fumée (c'est le cas de le dire !) autour de leurs arguments ... qui pourtant ont fini par avoir raison du contournement !
Même après l'abandon officiel du projet par le gouvernement, M. Idrac n'a jamais reconnu la nocivité du projet. Depuis, même s'il a naturellement respecté son devoir de réserve, il n'a jamais relayé les arguments pour lesquels le gouvernement a décidé de mettre fin au CAB, se contentant de répondre par un lapidaire "le projet de contournement est abandonné", sans une seule fois rappeler les arguments du Grenelle de l'Evironnement ...

Dans un interview de départ au journal Sud-Ouest, son "plus grand regret" à la tête de la Région reste "l'échec du contournement" tout en précisant : " J'ai toujours laissé entendre qu'il n'y avait pas de plan B. Aucun plan ferroviaire n'est à l'étude. L'option d'un contournement par l'est ne me semble pas plus facile. Les zones urbaines et viticoles y sont importantes et encore plus difficiles à traverser ". Et oui, vous avez bien lu : le projet n'est pas mort dans son esprit puisqu'il évoque l'option Est ! Et c'est sûrement ce qu'il va transmettre à son successeur ...

MONSIEUR IDRAC, MONSIEUR LE NOUVEAU PREFET DE REGION : LE PROJET DE CONTOURNEMENT EST DEFINITIVEMENT ABANDONNE ET LES RAISONS POUR LESQUELLES IL L'EST SONT VALABLES A L'OUEST COMME A L'EST !

17 mars 2009

Alain Rousset évoque le contournement.

Répondant à une question d'un internaute dans un forum organisé par le journal Sud-Ouest, le président de Région - bientôt en campagne électorale - évoque la question du contournement.
A la question "mais que devient le projet du grand contournement ?", la réponse d'Alain Rousset , reprise dans l'édition papier du journal le 17 mars, est la suivante :

"Le projet du grand contournement est arrêté complètement à l'heure où l'on parle, je crois qu'il avait été très mal présenté et dans le même temps, il y a deux observations à faire : la première étant que la priorité est à la construction de transports collectifs, et notamment de lignes à grande vitesse, la deuxième étant d'établir une écotaxe à la frontière sur le transport de marchandises pour inciter au report de ces marchandises sur les lignes maritimes et sur les trains. Enfin le grand contournement et de la compétence de l'Etat. On a aujourd'hui une obligation de résultats sur le fer, sur le report modal par rapport à la route, compte tenu de ses conséquences sur les émissions de CO2 et le climat. "

Quelques remarques s'imposent.
Comme vous le voyez, le projet n'est pas "abandonné" mais simplement "arrêté", et le sous-entendu "à l'heure où l'on parle" n'évoque pas franchement une fin définitive pour le projet. En gros, il se laisse des ouvertures au cas où ...
Ensuite, la précision sur un projet "mal présenté" à l'origine ne ferme pas la porte à un projet "bien présenté" ... On attend avec impatience les conclusions du Schéma Régional sur les Infrastructures et les Transport organisé par la Région. Et il y a fort à parier que les choses seront mieux vendues ...
Enfin, Alain Rousset est bien en campagne puisqu'il renvoie la balle dans le camp de l'Etat et se focalise sur le report modal et les transports collectifs, ce qui au demeurant est une excellente chose.

Je vous invite donc à méditer une autre phrase du président de Région qui déclarait le 22/01 (soit à peine deux mois) dans les colonnes du même journal : "A l'évidence, il faudra se préocuper du problème du contournement de Bordeaux. Si on ne trouve pas d'alternative, la situation va devenir impossible".
Comme quoi, Alain Rousset est bel et bien en campagne !

Enfin, d'autres ne sont plus en campagne et, puisque élus ou réélus, ne se privent pas de demander un retour du projet : Vincent Feltesse et Philippe Madrelle pour les deux représentant de la CUB et du Département, le premier évoquant "la connerie" d'un tel abandon, le second disant partout (et à SO le 5 mars !) qu' "on ne pourra pas se passer d'un contournement".
Et après les Régionales, que pensez-vous que nous dira Alain Rousset ? ...

06 février 2009

Le président de la CCI bousculé sur TV7 au sujet du Contournement !

Mercredi 04/02, l'inénarrable Laurent Courbu était l'invité de TV7 dans le cadre de l'émission "c'est vous qui le dites" et l'ex-projet de contournement autoroutier et le pourvoi en cassation des associations ont été évoqués. Et le président de la CCI n'a pas été très convaincant face aux questions du journaliste ...
Laurent Courbu est d'abord monté sur ses grands chevaux, fustigeant comme à son habitude "les politiques" pour leur "manque de courage" et a affirmé sans rire que "sous couvert d'écologie", on prennait "les bordelais pour des imbéciles" ...
Il a ensuite égrenné les "arguments" habituels des matières dangereuses qu'il faut mettre sur les autoroutes (avec un contournement en zone urbanisée, passant à proximité d'usines seveso 2, c'est effectivement plus sûr), les bouchons émettent du CO2 (les autoroutes non ...) ... le tout avec une inflation de chiffres par rapport à ses déclarations précédentes : on passe à 6 h de bouchons par jour et 30000 véhicules de moins avec un CAB, contre 5 heures et 20000 il y a à peine une semaine !
Qui prend les bordelais pour des imbéciles ? ...

Le journaliste l'interpelle alors sur le médoc et ses habitants : "c'est l'intérêt général qui prime !". Certes, mais encore faut-il qu'il y ait un intérêt tout court !
Il pose ensuite LE problème en lui rétorquant très logiquement que "les voitures appelant les voitures", que l'éventuelle réduction de voiture était illusoire ... Réponse : "il faut la rocade à 2x3 voies" (certes) ... sans autre commentaire. C'est l'arroseur arosé et il est certain que que quand les questions sont bonnes, les réponses sont moins en faveur d'un CAB !!

Côté pollution, le credo de L Courbu est que 25000 camions dans le médoc, ça pollue moins que le CO2 des embouteillages sur la rocade. Pour mémoire, alain Juppé, en bureau de CUB, avait déclaré que le CAB doublerait les émissions totales au lieu de les réduire ...
Le journaliste, également très perplexe, clot l'émission en lui proposant une deuxième pour approfondir. Bonne idée ! Peut être même que nous nous inviterons ?

Le CAB au Conseil d'Etat !

Ca y est, le pourvoi a été officiellement formé par les associations afin de tenter de casser l'arrêt de la Cour Administrative d'Appel qui a récemment infirmé la décision de la Cour Administrative rejetant la procédure de débat public autour du projet de contournement

De l'ex-projet de contournement plutôt. Cependant, tous les pro-CAB crient à tort et à travers que le projet a été relancé par l'arrêt de la Cours Administrative d'Appel ... et bien ils ne pourront maintenant plus le dire ! Le projet repart donc pour un à deux ans (voire plus !) de procédure et c'est tant mieux !

Mais alors, si le projet est mort et enterré, pourquoi continuer ? Tout simplement parce que l'issue de cette procédure aura des conséquences juridiques énormes sur tous les débats publics obligatoires dans les grands projets, quels qu'ils soient d'ailleurs. Ne pas poursuivre l'action jusqu'au bout aurait permis de court-circuiter tous les débats avenir en france ... et aussi chez nous ! D'où l'intérêt d'éviter toute jurisprudence.

Il faut cependant savoir que cette actions coûte cher et qu'il faut avancer de l'argent. Bon nombre des associations requérantes n'ont pas forcément les moyens suffisants et un grand tour de table est en cours pour évaluer les besoins (entre 3 et 5 000 euros) et, éventuellement, de lancer un appel à soutien. Je vous en reparlerai de toutes façons dès que les comptes seront faits ...

03 février 2009

La complainte des "acteurs économique" relayée dans la presse. Alain Juppé répond sur FBG.

Suite au point presse organisé lundi 26 janvier par la CCI, le MEDEF et la CGPME et autres logisticiens (article précédent), les pro-contournements tentent relancer médiatiquement le débat du CAB et d'insister pour son passage par l'ouest.

Sud-Ouest mais aussi le site Aqui détaillent dans leurs éditions d'hier et d'aujourd'hui les "arguments" invoqués par ces "acteurs du monde économique" :
  1. les heures perdues dans les bouchons auraient un coût de près de 20 M€ par an
  2. l'impact de ces bouchons sur l'image de la région serait négatif et entraînerait une baisse de son attractivité
  3. la congestion de la rocade a un coût écologique à cause des émissions de GES induites
  4. le contournement autoroutier est "un projet écologique" et pas l'inverse (non, vous ne rêvez pas !) : Il va "fluidifier" la rocade et, à horizon 2020, réduire la croissance des émissions de GES d'un équivalent de 20 000 véhicules.
et pour le passage à l'ouest :
  1. la zone aéroportuaire souffrirait d'un torp fort isolement et celui nuirait à l'image du Département (je cite : " l'arrivée en avion sur Bordeaux, par manque d'infrastructures efficaces, ne donne pas une image positive du territoire girondin ")
  2. le site de Ford récemment sauvé est le premier site industriel de Gironde et serait peu accessible de la rocade et serait "complètement isolé lors des grandes manifestations commerciales de la zone du Lac" (???)
Pour eux, l'élargissement de la rocade (enfin !) et la mise en place d'un grand contournement ouest est "une évidence" : la construction d'une autoroute (à deux milliards, payante, sans échangeurs et vouée à un échec commercial épongé à terme par le contribuable, mais bien sûr les aspects financiers n'ont pas été évoqués ...) va permettre de désengorger la rocade (on sait bien que c'est faux), améliorer l'image de la région, la rendre plus attractive et plus écologique. Et je passe de commentaires le chantage à l'emploi sur le site de Ford et l'histoire de l'image au sortir de l'aéroport ...

Sur France Bleu Gironde ce matin, Alain Juppé a répondu au Président du MEDEF Aquitaine (M Goguet, qui a déjà essayé à maintes reprises de convaincre le maire de Bordeaux de revenir sur sa position favorable à l'abandon du projet) en précisant très simplement que "la réalisation éventuelle du CAB ne ferait en fait que doubler les émissions de gaz à effet de serre et non les réduire ! "
... On peut espérer que cette évidence (bien réelle celle-là !) aura remis certaines pendules à l'heure !

31 janvier 2009

Bureau de la CUB : passes d'armes autour du contournement de Bordeaux.

Jeudi 29/01/09 s'est tenue une réunion du bureau de la CUB (composition) notamment pour évoquer le dossier "Stratégie transport 2020". Un des nôtres y était et a pris pour nous quelques notes très instructives. Ceci est donc un compte-rendu non officiel ...

Suite à l'évocation par Alain Juppé de la nécessité d'un schéma directeur des transports et des déplacements, le maire PS de Lormont, M. Jean Touzeau déclare qu'il aimerait qu' "on analyse les conséquences de l’abandon du grand contournement autoroutier sur la circulation dans le secteur nord-est de l’agglomération. Cela devient de plus en plus insupportable pour les habitants car le grand contournement, il est actuellement sur ma commune où se situe le pont d'Aquitaine. ". Ca démarre fort.
Suite à cela, quelques propos sur la concertation nécessaire entres les autorités organisatrices des transports, l'horizon 2020 ou 2030, etc. le maire UMP de Villenave d'Ornon (M Patrick Pujol, pro-contournement ferroviaire ET autoroutier - cf. déclaration en conseil municipal de mai 2008 où il déclare en page 24 "Je défends comme hier le grand contournement ferroviaire et autoroutier de l'agglomération Bordelaise") met les pieds dans le plat et demande à Vincent Feltesse de dire ce qu’il pense du grand contournement devant les membres du bureau. L'intéressé persiste et signe : "c’était une connerie d’abandonner le grand contournement", "depuis cet abandon, aucune alternative ne s'est dessinée concrètement".
Alain Juppé lui rétorque alors que relancer le débat aujourd’hui sur le grand contournement était un leurre et que la priorité était ailleurs : le financement de la LGV, la mise à 2x3 voies de la rocade. Et d'ajouter : "La connerie ce serait de ne pas faire les projets qu’il faut faire avant".
... Et M Pujol d'ajouter qu'il n'avait pas précisé le type de contournement dont il voulait parler ... et que, devant le doublement des camions en circulation d’ici 2020, la priorité était de choisir entre la LGV et le fret en déclarant qu'on ne pourra pas faire les deux et on est déjà en retard pour faire ces choix. Et d'ajouter que le fret devait être une priorité ...

Analyse : un (ex?)pro-CAB interpelle Feltesse, qui se fait ramasser (fort justement) par Juppé, et qui conclut à la priorité du contournement ferroviaire et non autoroutier. Je ne suis pas un habitué des joutes de la CUB, mais ça ressemble quand même à un petit piège tendu au Président ... qui est tombé dans le panneau.

Et ce n'est pas fini ! Suite à cela, Gérard Chausset (des Verts) ajoute alors très justement que l’abandon du grand contournement doit amener à réfléchir aux alternatives. Pour lui et les élus Verts, l’abandon de ce projet a été une bonne nouvelle. Il souhaite ensuite que tout le monde se retrousse les manches et mette en place les alternatives comme le grand contournement ferroviaire. Puis Michel Duchêne (UMP) d'ajouter qu'au contraire, il "ne [croyait] pas que cela a été une connerie d’abandonner le projet de grand contournement autoroutier" et que "ceux qui s’y sont opposés ont fait preuve de courage et se sont certainement inscrits dans une vision de développement durable. Ils étaient peut-être en avance" ! Et de conclure que "nous avons besoin d’une autre vision du développement économique et non plus d’un développement basé sur des transports par camions sur des longues distances"...
La conclusion a été donnée par Alain Juppé déclarant en échos aux propos de M Pujol qu'il ne fallait pas choisir entre la LGV et le fret et qu'"il faut faire les deux".

La première impression est à mon avis la bonne : Vincent Feltesse se retrouve seul à défendre le retour du projet en plein bureau de CUB (à part son collègue de Lormont, adpete du "pas chez moi ches les autres" ...) et s'est fait piéger. A mon avis, c'est plutôt bon signe pour la suite. J'espère que ces passes d'amres refroidiront les ardeurs autoroutières des Présidents de la CUB,, mais aussi du Département (même son Président n'a rien dit lui-même : voir articles précédents) et de la Région (voir articles ci-dessous .. entre autres !).
Dans le cas contraire, ça risque encore de chauffer ...

23 janvier 2009

Alain Rousset évoque un retour du dossier ...

Dans son édition du 22 janvier, le journal Sud-Ouest relate une phrase du président de la Région au sujet du contournement qui confirme, si besoin en était, que beaucoup de monde se prépare à remettre le dossier sur le tapis malgré son abandon par le gouvernement.

"A l'évidence, il faudra se préoccuper du problème du contournement de Bordeaux. Si on ne trouve pas d'alternative, la situation va devenir impossible" nous dit-il ...

Mais de quelle "situation" ? Celle des usagers de la rocade, pris dans les bouchons du fait des trafic locaux ? Tout le monde sait bien qu'un contournement ne résoudra rien sur ce point ...
De quelle "évidence" ? Celle de la croissance des émission de gaz à effet de serre, dont près de la moitié des volumes émis en Aquitaine proviennent du transport routier ? La seule évidence est la demande pressante des "acteurs économiques" ( voir article précédent. A noter d'ailleurs que, comme par hasard, l'invitation de la presse (même article) et les déclarations de Rousset arrivent en même temps ...) et celle de l'absence de réelle prise en compte de l'urgence climatique !
"Se préoccuper" de quoi ? D'un projet définitivement abandonné par l'Etat suite aux conclusions du Grenelle de l'environnement et qui a le tort de contrecarrer les projets de certains ? D'un projet qui s'annoncerait comme un fiasco écologico-financier dont les habitants et contribuables auraient un jour la charge ?

Certes, il n'y a pas d'élections en vue comme le rappellent à l'envi certains grands élus. Mais qu'ils se méfient quand même ...

20 janvier 2009

les "acteurs économiques" convoquent la presse pour relancer le CAB.

Sous le titre raccoleur "Désengorger Bordeaux", le "monde économique" va convoquer la presse pour évoquer "l'urgence d'infrastuctures dans notre Département" ce Lundi 26 janvier, à 10H45 à l'hôtel Burdigala rue G. Bonnac. La relance du contournement s'organise plus fort que jamais.
Ce point presse est organisé par : la CCI de Bordeaux, le MEDEF gironde (voir article précédent), la CGPME gironde, la chambre des métiers, l'UIMM, la Fédération Française du Bâtiment, le syndicat régional de l'industrie routière et TLF Aquitaine. Pas moins !!
Pour ceux qui ne la connaissent pas, TLF Aquitaine est division régionale de la fédération des entreprises de transport et de logistique de France, qui se déclare pro-CAB et pro-terminal méthanier du verdon pour notamment, et sans rire, "favoriser le développement touristique du Médoc" ! Tout un programme donc.

Evidemment, l'abandon "criminel" du contournement sera au coeur de la complainte de cet aréopage de joyeux écologistes (je cite : "notre agglomération ne pourra s’affranchir d’infrastructures structurantes nécessaires au développement du territoire au risque d’hypothéquer son avenir économique et écologique. " !!). Il ne manqueront pas de ressasser leurs thèmes favoris en insistant en plus sur l'aspect relance économique par les Grands Travaux. Et je vous parie que la problématique des transports péri-urbain, pourtant pointée par la DRE, ne sera aucunement abordée ! Une méga-autoroute sinon rien !!

Il serait donc bien que chacun se préparer à la remobilisation car tout se joue actuellement en coulisse, et tout est très bien orchestré. Ca risque de nous retomber sur la tête plus vite qu'on ne le pense. Le Président le de la CUB (vous savez, celui qui déclare avoir consciemment enfumé les électeurs - voir article précédent) l'a bient dit : "pas d'élections en vue" ...

Alors, dans un premier temps, si certains d'entre vous peuvent se rendre sur place et tenter de partciper (pas gagné ...) à cette matinée lobbying, ce serait super. Bien sûr, l'horaire n'est pas propice à la mobilisation, mais on ne sait jamais !
Dans tous les cas, le projet est abandonné ... mais pas par tout le monde.

13 janvier 2009

Pour vincent Feltesse, la relance du contournement est dans son agenda 2009 !

Vincent Feltesse, président de la CUB et maire de Blanquefort était sur France Bleue Gironde ce mardi 13 janvier et le contournement a été abordé de manière très précise par l'invité de la radio girondine.

Après une première question d'une auditrice sur le sujet ("J'avais entendu parler du contournement il y a trois ans, aujourd'hui je suis dans les bouchons : qu'est-ce que les politiques comptent faire pour moi ?"), V. Feltesse a semblé esquiver la cas du CAB en invoquant le responsabilité de l'Etat sur le financement de l'élargissement de la rocade. Puis plus rien.

Cependant, en toute fin d'émission (36ème minute précisément, que vous pouvez écouter de vos propres oreilles ici. Restez assis pour ne pas tomber ...), le journaliste met les pieds dans le plat sur le cas de l'abandon du projet de contournement autoroutier et de l'engorgement de la rocade. Réponse de M. Feltesse : l'abandon du CAB a été "une connerie", il n'y a "pas de solution alternative". Et d'ajouter que "les élus doivent reprendre la main" et que le dossier sera relancé "au premier semestre 2009" !!!
Une dernière question du journaliste va conclure l'émission : "En fait, il fallait calmer les électeurs avant les municipales" ?
Reponse du Président de la CUB : "Oui"!! et de conlure "il faut de la constance dans notre action" !
Le masque tombe. Je vous rappelle si besoin était que V. Feltesse s'était pourtant officiellement mis en retrait du projet et que la CUB s'était prononcée en avril dernier contre le CAB (relire l'article correspondant).

Petits rappels salutaires pour ceux qui n'y voient pas clair :
- Durant les élections, Alain Rousset, devant des entrepreneurs, leur avait déclaré "Je ne suis plus pour le projet [de contournement] mais ne vous inquiétez pas, je n'en pense pas un mot". Il avait alors en ces temps déjà évoqué le retour du projet après les élections ( cf. article)
- Dans le cadre de la "relance", le gouvernement annonce que l'A63 et la N10 vont être mises aux normes autoroutières, puis pour parties concédées. H. Emmanuelle l'avais lui même dit mi-2008 : "le concessionnaire de l'A63 sera aussi celui qui aura en charge le grand contournement de Bordeaux. Cela marche ensemble" (voir article)
- L'annulation de la décision du Tribunal Administratif par la Cour Administrative d'Appel donne des ailes à tous les pro-CAB : "le projet est relancé" clame dans un mensonge la CRCI.
- Gilles Savary, pro-CAB et Vice-Président du CG, est chargé de surveiller les futurs SCOT pour éviter une future déconvenue sur les emprises foncières nécessaires après avoir publiquement dit dans une réunion du sysdau un mois plus tôt qu'il "souhaitait à titre personnel (ben voyons ...) la réalisation du CAB". En plus de la CCI et de Laurent Courbu, d'autres membres du CG font également des déclarations en ce sens, et plus particulièrement M. SainteMarie, maire de Mérignac (vous savez, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, celui qui est détenu à 25% par la CCI...). On ne peut s'empêcher de penser que Philippe Madrelle pilote tout ça, ou dumoins cautionne en silence.

Tout se recoupe. Tout s'organise. Pas d'élections en vue. Les gros sortent du bois. Les choses sont donc désormais claires et limpides : Le CAB est abandonné par l'Etat et pourtant, il va sûrement falloir s'y remettre !

Bonne rentrée 2009 !!!

11 janvier 2009

Un pro-contournement va mettre son nez dans les Shémas de Cohérence Territoriale (SCOT).

Comme on le préssentait depuis quelques semaines (voir article précédent), le Conseil Général souhaite reprendre la main sur l'ex-projet de contournement autoroutier de Bordeaux. Bien qu'abandonné par l'Etat, quelques irréductible ont encore pour objectif le retour du CAB sur le devant de la scène ... et accessoirement également en coulisses ! Sur ce plan, le Département est, avec la CCI, encore et toujours à la pointe des choses.

Dernier acte en date : l'arrivée de Gilles Savary, vice-président du CG et pro-contournement notoire et assumé, à la tête du Plan Climat du Département. A première vue, on ne pourrait que se féliciter d'une telle initiative. Un tel plan ne peut qu'aller dans le bon sens. Mais, à mieux y regarder, cela cache deux trois petites choses que les acteurs avertis peuvent facilement décrypter.

On apprend effectivement, dans le journal SO daté du 10/01/09, qu'une des mission de M Savary sera de "prendre connaissance des SCOT qui ont fait cruellement défaut lors de la consultation sur le grand contournement de Bordeaux". Et d'ajouter que ses missions "permettrons d'y voir plus clair pour la réalisation d'infrastructures que le Département ne souhaite pas se voir multiplier, comme les rocades urbaines". Traduction :
1) Si on avait réalisé assez tôt les emprises foncières dans le cadre des SDAU (schémas d'aménagements urbains, aujourd'hui rempalcés par les SCOT), on aurait pas eu tous les problèmes lors de la consultation sur le CAB et si on peut éviter que cela arrive une deuxième fois, autant prendre les devants.
2) Les extensions de rocade ne sont pas souhaitables (ça tombe bien, les institutions locales ne veulent pas payer ...) et par voie de conséquence une autoroute réservée aux camions permettra de "grenelliser" un contournement autoroutier.

Une rocade nuisible et un contournement sauveur de l'environnement ! En voilà un programme !
Pour boucler la boucle, il faut également savoir que le SCOT n'a aujourd'hui toujours pas enterriné l'abandon d'un projet de contournement puisque l'on a appris très récemment que l'option ouest était maintenue pour un franchissement du fleuve pour y faire passer une voie ferroviaire ... naturellement doublée d'une emprise foncière qui bien sûr permettant une voie autoroutière ! Si jamais les financements pour le ferroviaire ne sont pas trouvés, il restera donc une "solution" ...
Vous m'avez suivi, tout reste malheureusement possible en 2009 !!

05 décembre 2008

Décision de la CAA : le MEDEF girondin contre-attaque à l'intox !

Dans un article paru dans Metro, le délégué général du Medef pour la Gironde Jean DEGOS s'emballe et nous promet les grandes manoeuvres pour relancer le projet de contournement ... quitte à raconter n'importe quoi (avec l'annulation de l'arrêt du TA annulant la procédure de Débat Public sur le projet, il affirme notamment que "le projet n'est plus enterré") à qui veut bien l'écouter. Article à lire sur ce lien.
Comme quoi il ne faut jamais penser que l'abandon du projet a été accepté par tout le monde !

Pour le Préfet Idrac, "pas de jurisprudence" mais "pas de contournement" non plus.

Suite à la décision de la CAA de valider la procédure de débat public (voir article précédent), Francis Idrac, préfet de Région, a annoncé sur France3 que l'objectif n°1 devenait (enfin !) la mise à 2x3 voies de la rocade de Bordeaux.

Il a d'abord justifié la décision de la CAA en invoquant le risque jurisprudentiel de la décision du Tribunal Administratif au niveau de tous les débats public présents et avenir. Bien évidemment, les associations ne partagent pas cet avis et comptent bien continuer le combat juridique en utilisant tous les moyens juridiques possibles (Conseil d'Etat, Cour Européenne de Justice).

Le préfet a ensuite réaffirmé que le CAB était bien définitivement abandonné, au grand damn des pro-CAB qui se sont récemment illustrés par de nombreuse sorties visant à relancer le projet, et à mon sens principalement orchestrées en sous-main par le président du Conseil Général, M. Philippe Madrelle (voir analyse article précédent).

L'urgence est donc aujourd'hui, d'après lui, la mise à 2x3 voies de la rocade (on aurait dpu évidemment commencer par là ...) mais le financement coince. Le Préfet a pourtant ajouté que l'Etat était prêt à augmenter significativement sa participation aux travaux à hauteur de 60% des 230 millions d'euros prévus (le CAB, c'était près de 2 milliards !!) pour un élargissement de la sorie 10 à 16, le reste demeurant à la charge des collectivités locales ... qui évidemment traînent les pieds ! Et d'ajouter que sans réponse rapide de leur part, l'Etat renoncerait à financer l'élargissement, mettant ainsi la pression est donc sur la Région et la CUB (il suggère d'exempter le Département du financement) qui vont avoir maintenant du mal à se défiler ! Pourtant, la Région ne l'entendrait pas de cette oreille, renvoyant sur l'Etat la compétence exclusive des rocades ... et de leur financement.
Ca va peut-être les obliger à faire des propositions sur les transports collectifs locaux ! L'arroseur arrosé ?

La Cour Administrative d'Appel valide la procédure de débat public !

Comme on pouvait s'y attendre, la CAA de Bordeaux vient de contredire le Tribunal administratif qui a invalidé la procédure de débat public concernant le contournement de Bordeaux.
Au regard des analyses du commissaire du gouvernement lors de la précédente audience en CAA, les associations n'avaient cependant que peu d'espoir sur cette décision (voir article précédent).

Pour la CAA, la décision en plein débat public de faire un CAB par l'ouest n'était qu'une "déclaration d'objectifs" et non une décision faisant effet. Elle ajoute que la procédure et le débat public ont été réalisés "conformément aux exigences" de la loi ...
Au final, pas de jurisprudence CAB sur les futurs débats public : on peut donc aujourd'hui court-circuiter sans risque tout débat public sur tout projet d'envergure ! C'est une régression importante qui marquera profondément tous les futurs débats ... qui n'auront de toute façon plus lieu d'être puisque les représentant de l'Etat pourront "décider" à l'avance de l'orientation que devra prendre un projet sans attendre la fin d'un débat dont c'est précisément le rôle ! Belle avancée !!

Mais les associations ne désarment pas et comptent bien faire casser cette décision en formant très prochainement un pourvoi en Conseil d'Etat. A suivre !

26 novembre 2008

Attaques tous azimuts des pro-contournement.

Depuis quelques semaines nous assistons à de nombreuses tentatives pour relancer le projet de contournement ouest de Bordeaux, et ce malgré son abandon par le Ministre de l'Ecologie M. Jean-Louis Borloo.

Ces tentatives sont toutes aussi grossières que consternantes. En effet, ce projet ne répond plus aux critères environnementaux retenus par le Grenelle de l'Environnement qui, mis à part la construction de l'A65, a conduit à la décision de ne plus réaliser d'infrastructures autoroutières en France. Malgré cette décision pleine de bon sens et conforme à nos demandes (hors A65, futur échec retentissant), de nombreux acteurs essaient de passer outre et veulent réactiver ce fusteste projet en accentuant les déclarations dans les médias.

Les premiers à tirer ont été, comme on s'y attendait, la CCI de Bordeaux et l'inénarrable Laurent Courbu, avançant l'aspect "criminel" de ce "revirement".
Plus inquiétantes ont été les attaques du Conseil Général en la personne de gilles SAVARY qui, en tant que Vice-Président du Département a souhaité, soit disant "à titre personnel", la réalisation du CAB et qu'il jugeait cette réalisation "impérative". Cette déclaration a été faite lors de la réunion du SYSDAU le 29 octobre, et ce en présence du Préfet IDRAC (un hasard !!) qui a applaudi des deux mains. Comment imaginer que, dans ce cadre très officiel, un Vice-Président de CG ne s'exprime pas en service commandé ?! Vous l'aurez compris, Philippe Madrelle pilote tout ça en sous main. Et de manière peu discrète.
Nous le lui avons d'ailleurs dit en innondant sa boite mail (gilles-savary@wanadoo.fr). Voici sa réponse : "je vous propose que nous fassions effectuer des mesures sur la rocade bordelaise, afin d'évaluer la production de gaz à effet de serre que le bouchon routier venu du Sud de l'Europe déverse sur l'habitat dense de l'agglomération". Très perspicace ! Son désir de déplacer la pollution d'un endroit à un autre, de favoriser le transport routier et sa méconnaissance de l'orgine de l'engorgement de la rocade (les déplacements locaux) montrent l'étendue de sa maîtrise du dossier...

Autre poisson pilote du Conseil Général, Mme PARIS, présidente de l'association DURRABLE (avec deux "R" pour "Réseau Routier", ça ne s'invente pas !!), dit à qui veut l'entendre que le projet doit être réactivé. Il est important de savoir que Mme PARIS a été conseillère technique aux transports (ou infrastructures) de ... Philippe Madrelle ! Cette triste association était d'ailleurs présente lors de l'audience à la Cour Administrative d'Appel pour marquer "sa différence" et soutenir l'appel de l'Etat, et ne s'est pas privé de le dire aux médias présents. A noter que Mme PARIS s'est présentée aux cantonales avec Alain MONTAGON, maire (PS) de Gauriaguet, avec pour seul et unique projet ... la contruction du CAB par l'ouest !

Dernière attaque en date relatée dans SO du 21 novembre, celle de Michel Sainte-Marie : lors d'une inauguration de voirie, le maire (PS) de Mérignac a déclaré au sujet du projet qu' "abandon n'est pas raison" ! Traduisez il faut le CAB. Nous savons de surcroît qu'il a toujours souhaité que le CAB desserve l'aéroport (de Mérignac bien sûr !). Et M. Sainte-Marie de pointer "le mur de camion" et les "engorgements". Bref, la classique ...
Comment imaginer que cette déclaration n'ai été faite sans l'accord de M Madrelle !? Bingo : M Madrelle était présent ce jour et s'est alors empressé d'ajouter devant les médias présents qu'il était "extraordinairement inquiet pour l'avenir économique du département" si "les infrastructures nécessaires n'étaient pas réalisées", tout en ajoutant que le CG n'a pas l'argent nécessaire. Du cousu main.

A vos courriers ! Rappelez à tout ce beau monde que le projet a été définitivement abandonné et que l'urgence environnementale ne saurait passer après les petits arragements locaux !