12 septembre 2011
Rentrée politique de Madrelle : le Président du CG raconte n'importe quoi.
06 septembre 2011
Vers un réel retour du projet de contournement ?
19 juillet 2011
La coordination réagit par voie de presse.
12 juillet 2011
Virage vert : Sortie de route d'Alain Juppé ?
Lors du Conseil de la Communauté Urbaine de Bordeaux du vendredi 8 juillet concernant notamment les projets liés à Bordeaux métropole, Alain Juppé a fait une déclaration fracassante en annonçant qu'il fallait "rouvrir le dossier du contournement autoroutier" et ce en réaction à "l'incapacité de développer le fret ferroviaire" en France, arguant des difficultés liées à "la mobilité et à l'accessibilité extérieure" à la métropole. Tournant le dos à ses engagements passés et à sa vision écologique, le ministre maire de Bordeaux a réalisé un coup médiatique de maître en se plaçant clairement au centre du jeu politique, volant habilement la vedette au Président de la CUB Vincent Feltesse.
Depuis ces propos, comme il fallait malheureusement s'y attendre, tous les pro-contournement se déchaînent et nous assistons à un vrai déluge de prises de position sur le mode "je l'avais bien dit", "il faut maintenant aller vite", "la concertation ne doit plus être une source de perte de temps" etc. et les arguments les plus démagogiques refont surface : "permettra d'éviter la thrombose au niveau de la rocade", "d'éradiquer les bouchons", "limitera la pollution" (si si) et j'en passe ... alors que les opposant au projets ont maintes et maintes fois fait la preuve de leur vacuité.
Ce qui est clair, c'est que cette sortie bien calculée a déjà pour conséquence de raviver les oppositions, et ce dans un temps politique de plus en plus tendu à l'approche des présidentielles et législatives de 2012. Pour EELV, la "hache de guerre" est déterrée avec le maire de Bordeaux ... mais cela va également raviver les tensions extrêmement fortes sur le sujet entre la formation écologiste et le PS dont les caciques ont toujours été pro-CAB, mais aussi entre le pôle écologiste du PS et les vieux "routiers" (elle est facile, je sais) du parti, promoteur d’infrastructures lourdes. Sans oublier entre le PS et ses propres électeurs ! En effet, n'assumant pas leur choix certains, se défilent déjà comme par exemple Vincent Feltesse qui a très rapidement affirmé que le projet ne devait "pas être inséré dans le cadre du projet métropolitain". C'est sûr qu'une grosse autoroute à camions en plein dans l'Ecoparc de Blanquefort, cela ferait un peu tache ! Face à la réaction des électeurs (et des contribuables, on l'oublie trop souvent sur ce projet), mieux vaut donc faire porter le chapeau aux services de l’État ...
La conséquence à court terme de ces déclarations est déjà donc bien visible et peut permettre d'en deviner la raison première, au moins en terme de "timing"...
Ce pavé dans la marre va cependant mettre en lumière les contradictions des uns et des autres, et tout d'abord celles d'Alain Juppé lui-même ! En effet, le numéro 2 du gouvernement va avoir beaucoup de mal à justifier sa position car comment vouloir à la fois promouvoir une "nouvelle vision pour les transports" et relancer le pire des projets autoroutiers ? Comment Alain Juppé se figure-t-il que des "autoroutes intelligentes" permettront de réduire la croissance du fret routier ? Comment traiter "la mobilité" dans l'agglomération et faire la promotion d'un projet dont on sait qu'il ne servira à rien en terme de désengorgement ? Comment vouloir régler "le problème de l'étalement urbain" et favoriser des grands axes routier ? Comment vouloir "abandonner le fret routier" et proposer toujours plus de routes ? Comment en avoir quasiment fait un argument de campagne aux dernières municipales et éventuellement porter la parole inverse aux suivantes (2014) ? Et comment enfin ne pas oublier ses propos de 2008 que vous pouvez relire pour mémoire ...
Cette position d'équilibriste va donc être très difficile à tenir ... et à faire avaler à ceux qui ont salué son virage vert. Beaucoup pensent à une simple manœuvre politique. Ils ont en partie raison car ce projet a un autre très gros défaut : il permet immanquablement à celui qui l'évoque de faire parler de lui ...
Cela étant, à plus long terme, il faut se rendre à l'évidence : le projet est susceptible de ressortir pour de bon si personne ne s'y oppose pas fortement une fois de plus. La raison l'avait emportée en son temps et il va malheureusement falloir recommencer le travail de mobilisation et de pédagogie alors réalisé. Pour l'heure, il est important que chacun commence à se faire à l'idée d'une reprise possible de certaines actions "incontournables". La coordination est actuellement en train de se réactiver et un réunion "de rentrée" en en cours de calage.
Vous serez bien évidemment tenus au courant sur ce blog qui reprend donc du service !
12 décembre 2010
Grande enquête sur la circulation en Gironde : Ph. Madrelle et les pro-contournement pris à leur propre piège !
Plusieurs d'entre vous m'ont alors demandé de publier sur cela pour faire entendre une autre musique. Mais la patience est parfois bonne conseillère car LE sondage tant attendu est sorti dans SO et il est catastrophique pour toute la stratégie Madrelle. Ce sondage Ifop, dont on me dit qu'il aurait en réalité été commandé par le Conseil Général lui-même, nous fait revivre l'histoire classique de l'arroseur arrosé et c'est donc ce dernier article, clôturant magistralement l'enquête du journal, qu'il faut au final évoquer. Je ne résiste pas à vous mettre le passage on ne peut plus explicite ci-dessous accompagné d'un extrait de la fin de l'article (SO - 11/12/10 - Dominque DE LAAGE - visible en intégral sur le site du journal) :
Circulation en Gironde : Suite et fin de notre enquête : [...] Comment sortir du piège automobile sur la rocade ? À dessein, nous n'avons pas proposé la formule, un peu taboue depuis son abandon, de « grand contournement autoroutier de Bordeaux ». Nous avons plutôt suggéré aux habitants de la Communauté urbaine de se prononcer sur l'idée d'une « super-rocade » parallèle à l'actuelle. La réponse est nette. Seulement 22 % d'entre vous sont pour. Plus on descend dans les tranches d'âge, moins l'idée de créer une nouvelle autoroute pour juguler la thrombose est plébiscitée (11 % des 18-24 ans, contre 36 % des 65 ans et plus). Ce sondage confirme le basculement des mentalités du côté des arguments de la grande famille écolo, dont Alain Juppé a été le chantre à l'UMP. Plus on crée d'autoroutes, plus on encourage la circulation automobile, l'étalement urbain et la pollution. Dont acte. Stop aux nouvelles voies rapides !
[...] Pour sortir des difficultés quotidiennes, vous proposez massivement une solution beaucoup plus « douce » et réalisable à court terme que la création d'une nouvelle autoroute : la mise à deux fois trois voies, le plus vite possible, de la rocade existante. Vous êtes 60 % à préconiser cette solution. Mais seulement 16 % à dire oui, en attendant, à une solution alternative telles que l'utilisation de la bande d'arrêt d'urgence. Pourtant, au train où vont les choses, c'est cette « troisième voie », celle d'alternative comme une voie pour le covoiturage, qui se dessine nettement.
Car les décideurs ont pris du retard pour arrêter cette mise à trois fois trois voies de la rocade, tout occupés qu'ils étaient de leur « grand contournement ». Car la rocade est dans un trou d'air politique, entre compétence de l'État et celles des collectivités territoriales. Il est temps qu'ils se réveillent. [...]
Quelle déculotée pour ceux qui ont voulu par ces tentatives orchestrées de longue date mettre en porte-à-faux certains alliés politiques foncièrement hostiles au contournement autoroutier, mais aussi destabiliser alain Juppé, opposant tardif mais de poids au projet (et cces manoeuvres politiques restent de mon avis -strictement personnel- l'un des principaux buts de la manoeuvre : décrédibiliser les Verts locaux tout en tentant de briser le consensus anti-CAB de la droite bordelaise autour de la position du Maire de Bordeaux ...), le tout dans un timing réglé sur les échéances locales qui s'annoncent.
Quel revers cinglant pour tout la machine à vendre le projet de contournement autoroutier et pour leurs soutiens !
Mais ce camouflet aurait pu être évité. En plus évidemment de relire les arguments de la coordination incontournable, M Madrelle aurait dû sentir le vent tourner radicalement par un autre article important du journal Sud-ouest : l'article dévastateur du 6 décembre sur ... le prix de l'aller simple Langon-Pau sur la toute nouvelle et déjà très controversée A65 : autour de 20 euros pour 150 km pour un investissement de 1.2 milliards d'euros ! Un quasi record de France au kilomètre (les véhicules particuliers et surtout les camions fuient déjà l'ouvrage !) ... mais une paille comparé aux montants potentiels d'une super rocade !! Des ouvrages d'art d'un niveau technique inconnu à ce jour et un budget potentiellement deux à trois fois plus élevé ... pour 50 km de moins ! Et bien sûr, sans les coûts indirects pourtant bien réels ...
Comme tous, vous avez entendu les réactions des utilisateur potentiels de ce tronçon porté à bout de bras par tout le monde. Mais visiblement pas les acteurs favorables à la démultiplication des autoroutes en Gironde et département proches ...
Mais c'est au final aussi logique que prévisible et, dans un élan tragi-comique, M Madrelle, son potentiel successeur (que l'on n'entend d'ailleurs plus autant qu'avant sur le sujet en ce moment ...) et leur alliés grands élus pro-contournement ne voient rien, n'entendent rien et foncent droit devant sans réfléchir ni voir le fossé qui se creuse de plus en plus entre eux et la population. Plus dure sera la chute.
23 novembre 2010
Contournement autoroutier : "Philippe Madrelle déterre la hache de guerre"
Je vous passe une fois de plus la faiblesse des arguments maintes fois soulignée dans ce blog et rappelée dans les posts précédents et, en bon politicien, il reprend une fois de plus à son compte le malheur des utilisateurs de la rocade et annonce comme solution miracle la réalisation de ce projet pourtant bien inutile pour eux ... tout en passant sous silence toute solution alternative malgré les avancées des projets ferroviaires.
les Verts n'ont évidemment pas du tout apprécié ces propos et ont tenu à répondre dans les colonnes du même journal : "[...] Aussi, les Verts considèrent-ils que Philippe Madrelle déterre la hache de guerre en pleine campagne électorale. Au sein de la gauche principalement puisque la droite ne parle plus de grand contournement depuis longtemps. « Même Alain Juppé n'en veut pas », note Pierre Hurmic."
De même un élu Europe Écologie se demande "comment le président du Conseil Général peut faire le grand écart entre de bonnes décisions pour le développement durable (l'Agenda 21 notamment) et souhaiter des aménagements aussi désastreux que ce grand contournement."
Et il n'est pas le seul à le remarquer. On ne compte plus en effet les déclarations dudit Madrelle pour un véritable développement durable et vantant les actions du CG ... ni celles pour mettre en chantier une des plus grandes (et au passage une des plus chères ...) infrastructures autoroutières de France destinées à relancer le trafic poids lourds !!
05 octobre 2010
Contournement autoroutier : au PS, la question reste posée.
Cela étant, et après réflexion, cet article plutôt bien fait peut être pris non pas comme un retour de projet mais plutôt comme une piqûre de rappel : il faut rester prêt à se remobiliser ... et reboubler de vigilance à chaque échéance électorale.
Il ne vous aura évidemment pas échappé que 2012 arrive à grands pas et, par voie de conséquence, chacun va être amené à se (re)positionner sur certaines questions locales majeures. Le CAB en fait naturellement partie.
L'article nous explique donc ce que beaucoup d'entre nous savent : le PS n'a toujours pas de position officielle sur l'ex-projet et, lors de "rencontres d'été" tenues à St-Cier-sur-Gironde, plusieurs camps se sont démarqués à cette occasion :
- les élus des grandes communes de la CUB comme Alain Anzianni (sénateur-maire de Mérignac) ou Gilles Savary (élu de Talence, fortement impliqué dans le SCOT, mais également successeur annoncé au Conseil Général de Ph Madrelle, Président actuel et dinosaure pro-CAB assumé) pour qui le projet est "inéluctable". Je vous passe les classiques arguments discutables et passéistes tant ils ont été évoqués et démontés dans les publications de ce blog ...
- le "pôle écologique du PS" (minoritaire mais aux onze parlementaires) qui "condamne sans hésiter un projet hérité d'une époque qui ne s'intéressait ni aux émissions de gaz à effet de serre, ni à la perte de terres agricoles et forestières, ni à un étalement urbain que la super-rocade relancerait à coup sûr" (SO) et qui conclue très justement que "certains sont nostalgiques d'un temps où le contournement aurait pu se faire et ne parviennent pas à faire leur deuil. [...] C'est un débat dépassé, il faut tourner cette page et réfléchir à d'autres alternatives"
- les représentants d'Europe Ecologie pour qui le sujet est une incitation à déterrer la hache de guerre dans la perspective d'accords pour les présidentielles.
Au final, rien de réellement nouveau ... mais des positions toujours bonnes à être rappelées.
Il paraît évident que ce clivage va agir comme "marqueur" politique dans les mois à venir, et la séquence médiatique pré-électorale va faire remonter le sujet à la surface ... et pourquoi pas être repris par les instances nationales du parti. Il faudra donc savoir qui pense quoi et les prendre dans leurs propres contradictions.
Pour conclure, on peut résumer le dilemme politique des pro-CAB dans la prase tenu par M Anziani parlant de l'engorgement "on voit la difficulté, on ne voit pas les solutions" (sauf la sienne !) : ce message, visiblement destinés à ses électeurs, ne s'inscrit naturellement que dans le court terme ... dans la plus grande tradition électoraliste !
08 mai 2010
Le contournement réabordé au Conseil Général.
Le journal Sud-Ouest nous gratifie d'un titre très accrocheur ("Le grand contournement fait toujours parler de lui") mais qui, au final, apporte plusieurs points très intéressants :
- la Direction Générale de l'Equipement (DRE) persiste et signe : "si on ne s'attaque qu'au transit, on ne règle pas le problème de la congestion et de la pollution". Elle redit donc ce qu'elle a toujours dit : ce projet ne résoudra en rien les problèmes de congestion aux heures de pointe essentiellement dus au trafic interurbain de l'agglomération
- les chiffres concernant les flux de véhicules sont conforme à ceux que nous avions toujours avancés : les poids lourds en transit ne représentent aujourd'hui qu'à peine 4% des flux sur l'agglomération bordelaise. Qui peut donc faire croire que ces camions en moins résoudrons quoi que ce soit, d'autant plus que ces flux de PL en transit ne se concentrent pas sur les heures de pointe, mais sur toute la journée !
La conclusion de l'article est donc nette et sans appel : "il faut developper le fret ferroviaire" et d'ajouter les bonnes questions à se poser sur son tracé et son financement ... et l'urgence de sa réalisation.
Cela étant, quand je discute avec l'usager en colère, l'idée d'un contournement autoroutier est toujours avancée d'emblée comme LA solution à tous les problèmes. Les mensonges des grands promoteurs du projet (Région, Conseil Général, CCI pour les plus actifs d'alors) ont visiblement marqué les esprits ...
Il est donc à mon sens ici utile de faire un bref rappel des principaux arguments contre ce projet simpliste et inutile ... et très justement abandonné par l'Etat :
- un CGAB ne désengorgera PAS la rocade car les problèmes proviennent exclusivement du trafic interurbain (=Direction Générale de l'Equipement qui a mené les études d'impact)
- un CGAB jouera comme un "aspirateur à camions" : plus d'infrastructures = plus de trafic = fuite en avant sans fin. Pourtant, les camions concernés ne représentent aujourd'hui qu'une très faible part du trafic local (moins de 5%) : Pousser à leur croissance créerai des problèmes qui n'existent pas aujourd'hui !
- un GCAB aggravera les émissions polluantes en augmentant le trafic nord-sud PL et sans résoudre l'engorgement VL ... dont la quantité ne cesse de croître
- un CGAB est un projet hors de prix (en millards d'euros) dont la rentabilité est vouée à l'échec => qui va payer ? qui assumera la responsabilité de l'échec financier ? ... les collectivités traversées bien sûr, donc la fiscalité locale déjà croissante !
- un CGAB contribuera au bétonnage de l'environnement et nécessitera des matériaux sans commune mesure avec les ressources disponibles : il faudra importer (par camion bien sûr) des millions de tonnes de granulat, dont le prix va naturellement exploser ... pour tout le monde ... et pour rien !
- il détruira des zones humides essentielles à l'absorption des eaux (pluies et fleuve) au mépris des risques innondation !
- etc !
Et, pour finir, un dernier "argument" récemment invoqué (comme pour justifier l'inutile) au sujet de la crise et l'emploi mérite d'être contredit : il faut bien retenir qu'apporter de l'activité aux acteurs des travaux publics est certes louable en tant de crise, mais seul l'intérêt réel doit guider l'action, pas le chiffre d’affaires additionnel ...
Une thématique bien française n'est-il pas ?
24 janvier 2010
Le nouveau Préfet s'exprime (enfin) sur le contournement !
Deux grands thèmes ont retenu toute notre attention : la LGV et le CAB.
Pour le préfet, la LGV est une "priorité absolue" et les 430 km de voies Aquitaines doivent trouver leur fuseau (la fameuse bande de 1000 m...) fin 2009 pour une Déclaration d'Utilité Publique pour 2012. Il a insisté sur le fait que le Grenelle de l'Environnement était axé sur le développement du ferroviaire : Trains à Grande Vitesse, TER et fret.
Concernant le contournement, à la question du journaliste de la chaîne qui lui exposait que les "acteurs économiques" (sic) voulaient ressortir le projet pour sauver la "métropole paralysée", le Préfet répond sans hésiter la chose suivante :
"Très clairement, ce dossier ne ressortira pas. La décision a été prise. Il n'est pas question de la remettre en cause."
C'est effectivement on ne peut plus clair. Et d'ajouter qu'il fallait aujourd'hui "raisonner à 20 ans" et que le priorité était le développement des transports en commun sur Bordeaux (TGV, tramway et tram-train) et que l'Etat serait prêt à aider financièrement pour ces projets. A suivre ...
Donc, a priori, la vie est belle. Fini le contournement, place au tram-train et la LGV permettrait d'offrir une solution pour le fret routier longue distance (axe Nord-Sud).
La suite de l'interview est apparue cependant moins claire...
En effet, la question financière est rapidement apparue dans le discours comme un éléments limitant pour les investissements structurants de la Région et qu'il était impossible de développer le routier et le ferroviaire en même temps. Ce serait donc également une affaire de gros sous ? (Au passage, vous remarquerez que le projet de contournement nous était depuis toujours vendu comme étant sans appel aux deniers publics ...)
"On est obligé d'arrêter les réalisations routières" tout en faisant remarquer que l'Etat était déjà suffisament intervenu dans le domaine avec 1 milliard d'euros pour la rocade et un autre pour l'A65, sans compter l'A63. Et de conclure qu'il est "impossible de dégager plus de financements dans l'immédiat si on veut financer le train". Vous apprécierez le "dans l'immédiat" ...
Comme quoi, mieux vaut rester attentif et vigilant sur le sujet !
Sur la fin, le Préfet le rattrappe (à mon sens, il a senti que la question financière ne faisait pas trop Grenelle) et à la question "Et l'encombrement de la rocade ?" (Ah ! ces journalistes ...), la réponse fuse en direction du tram-train et du Grenelle qui doit tout faire pour "limiter les déplacements individuels". Pour le Préfet, "c'est la priorité pour gagner le pari du développement durable".
Ce n'est pas nous qui lui diront le contraire !!
Donc, du très bon, du "à surveiller", mais globalement du bien mieux que le désormais retraité (et non regretté) francis Idrac.
19 octobre 2009
Le nouveau Préfet s'exprime (enfin) sur le Contournement.
Deux grands thèmes ont retenu toute notre attention : la LGV et le CAB.
Pour le préfet, la LGV est une "priorité absolue" et les 430 km de voies Aquitaines doivent trouver leur fuseau (la fameuse bande de 1000 m...) fin 2009 pour une Déclaration d'Utilité Publique pour 2012. Il a insisté sur le fait que le Grenelle de l'Environnement était axé sur le développement du ferroviaire : Trains à Grande Vitesse, TER et fret.
Concernant le contournement, à la question du journaliste de la chaîne qui lui exposait que les "acteurs économiques" (sic) voulaient ressortir le projet pour sauver la "métropole paralysée", le Préfet répond sans hésiter la chose suivante :
"Très clairement, ce dossier ne ressortira pas. La décision a été prise. Il n'est pas question de la remettre en cause."
C'est effectivement on ne peut plus clair. Et d'ajouter qu'il fallait aujourd'hui "raisonner à 20 ans" et que le priorité était le développement des transports en commun sur Bordeaux (TGV, tramway et tram-train) et que l'Etat serait prêt à aider financièrement pour ces projets. A suivre ...
Donc, a priori, la vie est belle. Fini le contournement, place au tram-train et la LGV permettrait d'offrir une solution pour le fret routier longue distance (axe Nord-Sud).
La suite de l'interview est apparue cependant moins claire...
En effet, la question financière est rapidement apparue dans le discours comme un éléments limitant pour les investissements structurants de la Région et qu'il était impossible de développer le routier et le ferroviaire en même temps. Ce serait donc également une affaire de gros sous ? (Au passage, vous remarquerez que le projet de contournement nous était depuis toujours vendu comme étant sans appel aux deniers publics ...)
"On est obligé d'arrêter les réalisations routières" tout en faisant remarquer que l'Etat était déjà suffisament intervenu dans le domaine avec 1 milliard d'euros pour la rocade et un autre pour l'A65, sans compter l'A63. Et de conclure qu'il est "impossible de dégager plus de financements dans l'immédiat si on veut financer le train". Vous apprécierez le "dans l'immédiat" ...
Comme quoi, mieux vaut rester attentif et vigilant sur le sujet !
Sur la fin, le Préfet le rattrappe (à mon sens, il a senti que la question financière ne faisait pas trop Grenelle) et à la question "Et l'encombrement de la rocade ?" (Ah ! ces journalistes ...), la réponse fuse en direction du tram-train et du Grenelle qui doit tout faire pour "limiter les déplacements individuels". Pour le Préfet, "c'est la priorité pour gagner le pari du développement durable".
Ce n'est pas nous qui lui diront le contraire !!
Donc, du très bon, du "à surveiller", mais globalement du bien mieux que le désormais retraité (et non regretté) francis Idrac.
30 juin 2009
Appel aux dons : les opposants ont besoin de vous !
Petit rappel :
- Mars 2004, la décision de réaliser un contournement autoroutier à l'ouest de Bordeaux est prise, en plein débat public sur le projet, suite à la décision d'un comité interministériel (CIADT).
- Septembre 2006, les collectifs et associations opposés au projet attaquent le contournement sur le terrain juridique
- Mars 2007, le TA de bordeaux statue en faveur des collectifs et associations parties prenantes et invalide la procédure de Débat Public concernant le projet de contournement (voir article ... et réactions, ce qui est vu d'aujourd'hui toujours très instructif ...)
- Avril 2007, l'Etat interjette appel (voir article) devant la Cour Administrative d'Appel afin d'éviter tout risque de jurisprudence ...
- Décembre 2008, suivant les recommandations du commissaire du gouvernement (voir article), la CAA contredit la décision du TA : Pour elle, la procédure et le débat public ont été réalisés "conformément aux exigences" de la loi (voir article). Pour les magistrats, le CIADT n'a pas pris de "décision", il donnait seulement son avis ...
Suite à cela, les associations ont unanimement pris la décision de poursuivre le combat juridique jusqu'au Conseil d'Etat, qui sera saisi pour "juger le droit", c'est-à-dire voir si la CAA a correctement appliqué les textes et réglements en vigueur. En effet, si le projet est aujourd'hui abandonné (encore que, vu le lobbying fait en ce moment même en coulisses, il ne faut pas trop rêver : le projet reviendra ...), il faut impérativement créer une véritable jurisprudence sur ce dossier : tout projet d'importance (et donc le contournement en fera partie s'il revient) doit pouvoir associer les populations et leur laisser la possibilité de s'exprimer, de pouvoir montrer les failles éventuelles du dossier et pousser à son abandon si cela apparaît nécessaire, et ce sans subir de décisions péremptoires d'un ministère !
Cette procédure en conseil d'Etat coûte cependant cher et, à la différence du ministère, les moyens financiers des associations sont limités. Aussi, est-il demandé à tous ceux qui se sentent concernés par cette question, fondamentale pour la démocratie et l'avenir des générations futures, de participer financièrement selon leur moyen à la poursuite du combat judiciaire.
Il n'y a pas de montant minimum demandé et il est même possible de bénéficier de déductions fiscales. De plus, tout a été prévu pour assurer la transparence et la bonne utilisation des dons que vous enverrez.
Pour envoyer vos dons, téléchargez la note explicative disponible sur ce lien.
Pour toute demande d'explications complémentaires, vous pouvez adresser vos questions à valf1@hotmail.fr
Merci pour votre soutien !
19 mai 2009
Le Préfet Idrac nous quitte et regrette l'échec du CAB.
Mais ce préfet restera dans les annales. En effet, un Préfet est normalement le représentant de l'ensemble des ministres du gouvernementdans sa Région et doit relayer la politique de l'Etat sur les grands projet, dont ceux de l'aménagement du territoire. Or, sur le dossier du contournement, il n'a cessé d'y mettre sa "touche personnelle", quitte à faire remonter des arguments fallacieux afin de tenter une justification au projet.
Depuis le début, au côté des certains grands élus, jamais il n'a cessé de pousser à la réalisation du projet, et ce contre vents et marées. Quitte à raconter n'importe quoi, et même de tenter des sorties peu amènes à l'encontre des opposants au projet, espérant ainsi dénigrer leur action tout en créant un écran de fumée (c'est le cas de le dire !) autour de leurs arguments ... qui pourtant ont fini par avoir raison du contournement !
Même après l'abandon officiel du projet par le gouvernement, M. Idrac n'a jamais reconnu la nocivité du projet. Depuis, même s'il a naturellement respecté son devoir de réserve, il n'a jamais relayé les arguments pour lesquels le gouvernement a décidé de mettre fin au CAB, se contentant de répondre par un lapidaire "le projet de contournement est abandonné", sans une seule fois rappeler les arguments du Grenelle de l'Evironnement ...
Dans un interview de départ au journal Sud-Ouest, son "plus grand regret" à la tête de la Région reste "l'échec du contournement" tout en précisant : " J'ai toujours laissé entendre qu'il n'y avait pas de plan B. Aucun plan ferroviaire n'est à l'étude. L'option d'un contournement par l'est ne me semble pas plus facile. Les zones urbaines et viticoles y sont importantes et encore plus difficiles à traverser ". Et oui, vous avez bien lu : le projet n'est pas mort dans son esprit puisqu'il évoque l'option Est ! Et c'est sûrement ce qu'il va transmettre à son successeur ...
17 mars 2009
Alain Rousset évoque le contournement.
A la question "mais que devient le projet du grand contournement ?", la réponse d'Alain Rousset , reprise dans l'édition papier du journal le 17 mars, est la suivante :
Quelques remarques s'imposent.
Ensuite, la précision sur un projet "mal présenté" à l'origine ne ferme pas la porte à un projet "bien présenté" ... On attend avec impatience les conclusions du Schéma Régional sur les Infrastructures et les Transport organisé par la Région. Et il y a fort à parier que les choses seront mieux vendues ...
Enfin, Alain Rousset est bien en campagne puisqu'il renvoie la balle dans le camp de l'Etat et se focalise sur le report modal et les transports collectifs, ce qui au demeurant est une excellente chose.
Je vous invite donc à méditer une autre phrase du président de Région qui déclarait le 22/01 (soit à peine deux mois) dans les colonnes du même journal : "A l'évidence, il faudra se préocuper du problème du contournement de Bordeaux. Si on ne trouve pas d'alternative, la situation va devenir impossible".
Comme quoi, Alain Rousset est bel et bien en campagne !
Enfin, d'autres ne sont plus en campagne et, puisque élus ou réélus, ne se privent pas de demander un retour du projet : Vincent Feltesse et Philippe Madrelle pour les deux représentant de la CUB et du Département, le premier évoquant "la connerie" d'un tel abandon, le second disant partout (et à SO le 5 mars !) qu' "on ne pourra pas se passer d'un contournement".
Et après les Régionales, que pensez-vous que nous dira Alain Rousset ? ...
06 février 2009
Le président de la CCI bousculé sur TV7 au sujet du Contournement !

Il a ensuite égrenné les "arguments" habituels des matières dangereuses qu'il faut mettre sur les autoroutes (avec un contournement en zone urbanisée, passant à proximité d'usines seveso 2, c'est effectivement plus sûr), les bouchons émettent du CO2 (les autoroutes non ...) ... le tout avec une inflation de chiffres par rapport à ses déclarations précédentes : on passe à 6 h de bouchons par jour et 30000 véhicules de moins avec un CAB, contre 5 heures et 20000 il y a à peine une semaine !
Qui prend les bordelais pour des imbéciles ? ...
Le journaliste l'interpelle alors sur le médoc et ses habitants : "c'est l'intérêt général qui prime !". Certes, mais encore faut-il qu'il y ait un intérêt tout court !Il pose ensuite LE problème en lui rétorquant très logiquement que "les voitures appelant les voitures", que l'éventuelle réduction de voiture était illusoire ... Réponse : "il faut la rocade à 2x3 voies" (certes) ... sans autre commentaire. C'est l'arroseur arosé et il est certain que que quand les questions sont bonnes, les réponses sont moins en faveur d'un CAB !!
Côté pollution, le credo de L Courbu est que 25000 camions dans le médoc, ça pollue moins que le CO2 des embouteillages sur la rocade. Pour mémoire, alain Juppé, en bureau de CUB, avait déclaré que le CAB doublerait les émissions totales au lieu de les réduire ...
Le journaliste, également très perplexe, clot l'émission en lui proposant une deuxième pour approfondir. Bonne idée ! Peut être même que nous nous inviterons ?
Le CAB au Conseil d'Etat !
De l'ex-projet de contournement plutôt. Cependant, tous les pro-CAB crient à tort et à travers que le projet a été relancé par l'arrêt de la Cours Administrative d'Appel ... et bien ils ne pourront maintenant plus le dire ! Le projet repart donc pour un à deux ans (voire plus !) de procédure et c'est tant mieux !
Mais alors, si le projet est mort et enterré, pourquoi continuer ? Tout simplement parce que l'issue de cette procédure aura des conséquences juridiques énormes sur tous les débats publics obligatoires dans les grands projets, quels qu'ils soient d'ailleurs. Ne pas poursuivre l'action jusqu'au bout aurait permis de court-circuiter tous les débats avenir en france ... et aussi chez nous ! D'où l'intérêt d'éviter toute jurisprudence.
Il faut cependant savoir que cette actions coûte cher et qu'il faut avancer de l'argent. Bon nombre des associations requérantes n'ont pas forcément les moyens suffisants et un grand tour de table est en cours pour évaluer les besoins (entre 3 et 5 000 euros) et, éventuellement, de lancer un appel à soutien. Je vous en reparlerai de toutes façons dès que les comptes seront faits ...
03 février 2009
La complainte des "acteurs économique" relayée dans la presse. Alain Juppé répond sur FBG.
Sud-Ouest mais aussi le site Aqui détaillent dans leurs éditions d'hier et d'aujourd'hui les "arguments" invoqués par ces "acteurs du monde économique" :
- les heures perdues dans les bouchons auraient un coût de près de 20 M€ par an
- l'impact de ces bouchons sur l'image de la région serait négatif et entraînerait une baisse de son attractivité
- la congestion de la rocade a un coût écologique à cause des émissions de GES induites
- le contournement autoroutier est "un projet écologique" et pas l'inverse (non, vous ne rêvez pas !) : Il va "fluidifier" la rocade et, à horizon 2020, réduire la croissance des émissions de GES d'un équivalent de 20 000 véhicules.
- la zone aéroportuaire souffrirait d'un torp fort isolement et celui nuirait à l'image du Département (je cite : " l'arrivée en avion sur Bordeaux, par manque d'infrastructures efficaces, ne donne pas une image positive du territoire girondin ")
- le site de Ford récemment sauvé est le premier site industriel de Gironde et serait peu accessible de la rocade et serait "complètement isolé lors des grandes manifestations commerciales de la zone du Lac" (???)
Sur France Bleu Gironde ce matin, Alain Juppé a répondu au Président du MEDEF Aquitaine (M Goguet, qui a déjà essayé à maintes reprises de convaincre le maire de Bordeaux de revenir sur sa position favorable à l'abandon du projet) en précisant très simplement que "la réalisation éventuelle du CAB ne ferait en fait que doubler les émissions de gaz à effet de serre et non les réduire ! "
... On peut espérer que cette évidence (bien réelle celle-là !) aura remis certaines pendules à l'heure !
31 janvier 2009
Bureau de la CUB : passes d'armes autour du contournement de Bordeaux.
Suite à l'évocation par Alain Juppé de la nécessité d'un schéma directeur des transports et des déplacements, le maire PS de Lormont, M. Jean Touzeau déclare qu'il aimerait qu' "on analyse les conséquences de l’abandon du grand contournement autoroutier sur la circulation dans le secteur nord-est de l’agglomération. Cela devient de plus en plus insupportable pour les habitants car le grand contournement, il est actuellement sur ma commune où se situe le pont d'Aquitaine. ". Ca démarre fort.
Suite à cela, quelques propos sur la concertation nécessaire entres les autorités organisatrices des transports, l'horizon 2020 ou 2030, etc. le maire UMP de Villenave d'Ornon (M Patrick Pujol, pro-contournement ferroviaire ET autoroutier - cf. déclaration en conseil municipal de mai 2008 où il déclare en page 24 "Je défends comme hier le grand contournement ferroviaire et autoroutier de l'agglomération Bordelaise") met les pieds dans le plat et demande à Vincent Feltesse de dire ce qu’il pense du grand contournement devant les membres du bureau. L'intéressé persiste et signe : "c’était une connerie d’abandonner le grand contournement", "depuis cet abandon, aucune alternative ne s'est dessinée concrètement".
Alain Juppé lui rétorque alors que relancer le débat aujourd’hui sur le grand contournement était un leurre et que la priorité était ailleurs : le financement de la LGV, la mise à 2x3 voies de la rocade. Et d'ajouter : "La connerie ce serait de ne pas faire les projets qu’il faut faire avant".
... Et M Pujol d'ajouter qu'il n'avait pas précisé le type de contournement dont il voulait parler ... et que, devant le doublement des camions en circulation d’ici 2020, la priorité était de choisir entre la LGV et le fret en déclarant qu'on ne pourra pas faire les deux et on est déjà en retard pour faire ces choix. Et d'ajouter que le fret devait être une priorité ...
Analyse : un (ex?)pro-CAB interpelle Feltesse, qui se fait ramasser (fort justement) par Juppé, et qui conclut à la priorité du contournement ferroviaire et non autoroutier. Je ne suis pas un habitué des joutes de la CUB, mais ça ressemble quand même à un petit piège tendu au Président ... qui est tombé dans le panneau.
Et ce n'est pas fini ! Suite à cela, Gérard Chausset (des Verts) ajoute alors très justement que l’abandon du grand contournement doit amener à réfléchir aux alternatives. Pour lui et les élus Verts, l’abandon de ce projet a été une bonne nouvelle. Il souhaite ensuite que tout le monde se retrousse les manches et mette en place les alternatives comme le grand contournement ferroviaire. Puis Michel Duchêne (UMP) d'ajouter qu'au contraire, il "ne [croyait] pas que cela a été une connerie d’abandonner le projet de grand contournement autoroutier" et que "ceux qui s’y sont opposés ont fait preuve de courage et se sont certainement inscrits dans une vision de développement durable. Ils étaient peut-être en avance" ! Et de conclure que "nous avons besoin d’une autre vision du développement économique et non plus d’un développement basé sur des transports par camions sur des longues distances"...
La conclusion a été donnée par Alain Juppé déclarant en échos aux propos de M Pujol qu'il ne fallait pas choisir entre la LGV et le fret et qu'"il faut faire les deux".
La première impression est à mon avis la bonne : Vincent Feltesse se retrouve seul à défendre le retour du projet en plein bureau de CUB (à part son collègue de Lormont, adpete du "pas chez moi ches les autres" ...) et s'est fait piéger. A mon avis, c'est plutôt bon signe pour la suite. J'espère que ces passes d'amres refroidiront les ardeurs autoroutières des Présidents de la CUB,, mais aussi du Département (même son Président n'a rien dit lui-même : voir articles précédents) et de la Région (voir articles ci-dessous .. entre autres !).
Dans le cas contraire, ça risque encore de chauffer ...
23 janvier 2009
Alain Rousset évoque un retour du dossier ...
"A l'évidence, il faudra se préoccuper du problème du contournement de Bordeaux. Si on ne trouve pas d'alternative, la situation va devenir impossible" nous dit-il ...
Mais de quelle "situation" ? Celle des usagers de la rocade, pris dans les bouchons du fait des trafic locaux ? Tout le monde sait bien qu'un contournement ne résoudra rien sur ce point ...
De quelle "évidence" ? Celle de la croissance des émission de gaz à effet de serre, dont près de la moitié des volumes émis en Aquitaine proviennent du transport routier ? La seule évidence est la demande pressante des "acteurs économiques" ( voir article précédent. A noter d'ailleurs que, comme par hasard, l'invitation de la presse (même article) et les déclarations de Rousset arrivent en même temps ...) et celle de l'absence de réelle prise en compte de l'urgence climatique !
"Se préoccuper" de quoi ? D'un projet définitivement abandonné par l'Etat suite aux conclusions du Grenelle de l'environnement et qui a le tort de contrecarrer les projets de certains ? D'un projet qui s'annoncerait comme un fiasco écologico-financier dont les habitants et contribuables auraient un jour la charge ?
Certes, il n'y a pas d'élections en vue comme le rappellent à l'envi certains grands élus. Mais qu'ils se méfient quand même ...
20 janvier 2009
les "acteurs économiques" convoquent la presse pour relancer le CAB.
Ce point presse est organisé par : la CCI de Bordeaux, le MEDEF gironde (voir article précédent), la CGPME gironde, la chambre des métiers, l'UIMM, la Fédération Française du Bâtiment, le syndicat régional de l'industrie routière et TLF Aquitaine. Pas moins !!
Pour ceux qui ne la connaissent pas, TLF Aquitaine est division régionale de la fédération des entreprises de transport et de logistique de France, qui se déclare pro-CAB et pro-terminal méthanier du verdon pour notamment, et sans rire, "favoriser le développement touristique du Médoc" ! Tout un programme donc.
Evidemment, l'abandon "criminel" du contournement sera au coeur de la complainte de cet aréopage de joyeux écologistes (je cite : "notre agglomération ne pourra s’affranchir d’infrastructures structurantes nécessaires au développement du territoire au risque d’hypothéquer son avenir économique et écologique.
Il serait donc bien que chacun se préparer à la remobilisation car tout se joue actuellement en coulisse, et tout est très bien orchestré. Ca risque de nous retomber sur la tête plus vite qu'on ne le pense. Le Président le de la CUB (vous savez, celui qui déclare avoir consciemment enfumé les électeurs - voir article précédent) l'a bient dit : "pas d'élections en vue" ...
Alors, dans un premier temps, si certains d'entre vous peuvent se rendre sur place et tenter de partciper (pas gagné ...) à cette matinée lobbying, ce serait super. Bien sûr, l'horaire n'est pas propice à la mobilisation, mais on ne sait jamais !
Dans tous les cas, le projet est abandonné ... mais pas par tout le monde.
13 janvier 2009
Pour vincent Feltesse, la relance du contournement est dans son agenda 2009 !
Vincent Feltesse, président de la CUB et maire de Blanquefort était sur France Bleue Gironde ce mardi 13 janvier et le contournement a été abordé de manière très précise par l'invité de la radio girondine.Après une première question d'une auditrice sur le sujet ("J'avais entendu parler du contournement il y a trois ans, aujourd'hui je suis dans les bouchons : qu'est-ce que les politiques comptent faire pour moi ?"), V. Feltesse a semblé esquiver la cas du CAB en invoquant le responsabilité de l'Etat sur le financement de l'élargissement de la rocade. Puis plus rien.
Cependant, en toute fin d'émission (36ème minute précisément, que vous pouvez écouter de vos propres oreilles ici. Restez assis pour ne pas tomber ...), le journaliste met les pieds dans le plat sur le cas de l'abandon du projet de contournement autoroutier et de l'engorgement de la rocade. Réponse de M. Feltesse : l'abandon du CAB a été "une connerie", il n'y a "pas de solution alternative". Et d'ajouter que "les élus doivent reprendre la main" et que le dossier sera relancé "au premier semestre 2009" !!!
Une dernière question du journaliste va conclure l'émission : "En fait, il fallait calmer les électeurs avant les municipales" ?
Reponse du Président de la CUB : "Oui"!! et de conlure "il faut de la constance dans notre action" !
Le masque tombe. Je vous rappelle si besoin était que V. Feltesse s'était pourtant officiellement mis en retrait du projet et que la CUB s'était prononcée en avril dernier contre le CAB (relire l'article correspondant).
Petits rappels salutaires pour ceux qui n'y voient pas clair :
- Durant les élections, Alain Rousset, devant des entrepreneurs, leur avait déclaré "Je ne suis plus pour le projet [de contournement] mais ne vous inquiétez pas, je n'en pense pas un mot". Il avait alors en ces temps déjà évoqué le retour du projet après les élections ( cf. article)
- Dans le cadre de la "relance", le gouvernement annonce que l'A63 et la N10 vont être mises aux normes autoroutières, puis pour parties concédées. H. Emmanuelle l'avais lui même dit mi-2008 : "le concessionnaire de l'A63 sera aussi celui qui aura en charge le grand contournement de Bordeaux. Cela marche ensemble" (voir article)
- L'annulation de la décision du Tribunal Administratif par la Cour Administrative d'Appel donne des ailes à tous les pro-CAB : "le projet est relancé" clame dans un mensonge la CRCI.
- Gilles Savary, pro-CAB et Vice-Président du CG, est chargé de surveiller les futurs SCOT pour éviter une future déconvenue sur les emprises foncières nécessaires après avoir publiquement dit dans une réunion du sysdau un mois plus tôt qu'il "souhaitait à titre personnel (ben voyons ...) la réalisation du CAB". En plus de la CCI et de Laurent Courbu, d'autres membres du CG font également des déclarations en ce sens, et plus particulièrement M. SainteMarie, maire de Mérignac (vous savez, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, celui qui est détenu à 25% par la CCI...). On ne peut s'empêcher de penser que Philippe Madrelle pilote tout ça, ou dumoins cautionne en silence.
Tout se recoupe. Tout s'organise. Pas d'élections en vue. Les gros sortent du bois. Les choses sont donc désormais claires et limpides : Le CAB est abandonné par l'Etat et pourtant, il va sûrement falloir s'y remettre !
Bonne rentrée 2009 !!!
